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 Cours 8 - 09/01/12

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Sophie
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Date d'inscription : 16/10/2011

MessageSujet: Cours 8 - 09/01/12   Lun 16 Jan - 3:09

5.2.2.3. Le Pari de Pascal


Hérésie du 17e siècle qui a survécu par après : communauté de religieuse installée dans l'abbaye de Port-Royal, dans la banlieue de Paris. Vers 1608, Angélique Arnauld, l’abbesse, décide de réformer son ordre et le transfère dans Paris (deuxième abbaye de Port-Royal dans Paris)(différence : Port-Royal des Champs, dans la banlieue, et Port-Royal de Paris, où la communauté de sœur va s'installer). Port-Royal des Champs va accueillir dans ses granges (vides) des intellectuels qui vont se ressourcer là-bas. Ce sont des laïcs qui vont là pour le calme, on les appellera des solitaires (à partir de 1639). Dedans, il y a Jean Racine, Blaise Pascal ou encore Antoine et Nicole Arnauld. Ce sont des intellectuels austères férus de théologie. Ils vont fonder une école en 1643, et ils éduqueront les étudiants dans leurs principes (enseignement du grec par exemple). Pendant les premières décennies de son histoire, l'abbaye va rester en contact avec la partie de Paris et avec les sœurs. Notamment avec le directeur de conscience de l'abbaye de Paris, l'abbé de Saint-Cyran (ne pas retenir le nom), qui joue le rôle de passeur entre les intellectuels et les sœurs de Paris, et un personnage important, Jansenius, qui se trouve à Ypres (il est l'évêque d'Ypres). Les idées de ce Jansenius vont aboutir dans l'esprit de Pascal et Racine. Il a écrit « l'Augustinus », un commentaire de Saint-Augustin, commentaire qui a tout de suite été considéré comme hérétique (écrit en 1640). A partir de là, on a parlé d'une hérésie, le Jansénisme, qui serait donc née à Ypres. Hérésie qui a des théories assez proches des hérésies protestantes, notamment de Jean Calvin. En commun : théorie de la prédestination. Théorie déterministe qui s'oppose au libre arbitre. Selon les calvinistes et les jansénistes, l'homme est destiné dès sa naissance soit à être sauvé, soit à être condamné, sans qu'il ne le sache et sans pouvoir rien y faire. Ça s'oppose donc complètement au libre arbitre. C'est le serf-arbitre. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut vivre mal, il faut vivre bien car on ne sait pas si on est damnés ou pas.

Image deux premières pages du livre de Calvin - double émission, deuxième destinée plutôt à un public qui aurait pu censurer le livre car théorie opposée au dogme catholique.

Janséniste le plus connu, à part Jean Racine, c'est bien sûr Blaise Pascal. Il a été un scientifique précoce, quelqu'un de très brillant (beaucoup de découvertes en mathématique). Il a été très tôt converti au jansénisme. Puis il a eu une période de doute. Il rencontre des libertins (premiers athées en France au 17e siècle, juste des personnes qui remettent en question l'existence de dieu). Ils lui font connaître de près l'incrédulité et remettent en question sa foi. Puis il connaît une crise mystique : nuit de Pascal en 1654 (23 novembre) : illumination : dieu se manifeste à lui et ça met fin à son incrédulité. Cette nuit le trouble, et après cette nuit, il écrit ses idées sur une feuille qu'il va faire coudre sur son manteau, on appelle ce manteau le « mémorial ».

Après avoir eu une carrière de scientifique, il va avoir une carrière de prosélyte, il va essayer de convaincre les gens d'adhérer à la foi chrétienne. Il va écrire des textes littéraires dont le but est de convaincre les gens. Essentiellement deux grandes œuvres. La première est Les Pensées (œuvre la plus célèbre), œuvre posthume où sont réunis des feuillets éparpillés chez lui dans un ordre qui n'a pas été choisi par Pascal. Œuvre fragmentaire et inachevée. Comme chez Montaigne, sujets très variés mais un but : prouver l'excellence de la religion chrétienne.

Jésuites : ennemis des Jansénistes. Proposition de quelque chose de nouveau comme enseignement - extrait. Critique d'hypocrisie que Pascal va faire au Jésuite : demander aux élèves de parler en latin alors qu'on sait que dans les faits, ils ne le faisaient pas.

Extrait de Paul Porteau, « Montaigne et la vie pédagogique de son temps » - explication du pari de Pascal.

Extrait de Pascal, « Pensées ». 231-h-3, 232, 233 (idée de l'infini est une idée inventée au 17e siècle) - 680

Le pari de Pascal est bien sûr contraire au dogme catholique. Les Jansénistes ont été condamnés pour ces pensées et combattus par le pouvoir royal (fin Louis XIII-début Louis XIV) et combattus par les Jésuites. Louis XIV va même faire raser Port-Royal. Mais l'influence de Port-Royal ne se faisait pas dans l'abbaye mais dans les salons. On dit même parfois que ce sont les inspirateurs de la Révolution française.

Deuxième œuvre la plus célèbre de Pascal : Les Provinciales (titre complet : ou Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux R.R.P.P. (révérends pères) Jésuites sur le sujet de la morale et de la politique de ces pères ). Il écrit à un provincial jésuite les idées qu'un Jésuite de la capitale veut faire passer à la campagne - il se fait passer pour un Jésuite et va transformer ces idées. Lettres qui ridiculisent les Jésuites, qui critiquent leur hypocrisie.
NB : les Jésuites sont des gens importants, ils sont à la Sorbonne, beaucoup de collèges fondés par les Jésuites. Gens érudits, importants pour la connaissance.

Extrait : Pascal, « Les Provinciales ».

Ici, il fait dire que la personne soutient la condamnation du Pape, même s'il n'a pas trouvé les choses qui sont condamnées : sous-entendu : condamnation sans lecture préalable du texte condamné. Une minorité a lu le livre, n'a pas trouvé les remarques, mais au contraire ont trouvé des choses qui allaient dans le sens du Pape. Donc conseille au provincial de se procurer le livre pour s'en faire une idée par lui-même.


5.2.3. La Révolution de la méthode expérimentale (point de synthèse)

Sur tous les Temps Modernes, on peut parler d'une révolution scientifique, avec principe de la méthode expérimentale. A l'origine de la méthode expérimentale au XVIe siècle, il y a la redécouverte de Pythagore. Il avait déjà annoncé la méthode expérimentale. D'après lui, toute la réalité est organisée en volumes géométriques.

Pythagorisme - Extrait Jean Rosmorduc, L'histoire des sciences.
Image Mysterium

Redécouverte des humanistes. Mais la vraie révolution a été mise en place surtout par Copernic, et ensuite par les suiveurs du XVIe siècle : révolution de la transformation du géocentrisme en héliocentrisme. Dogme chrétien : géocentrisme (terre au centre : théorie anthropocentriste). Revoir la création d'un autre angle de vue.

Copernic donc, mathématicien polonais, a proposé cette idée de l'héliocentrisme, qui n'a pas été condamné parce qu'il écrivait en latin assez loin de Rome, donc public assez restreint. A la même époque, tour du monde par Magellan et Del Caño qui laissait déjà supposer que le monde était rond.

Au même moment, Giordano Bruno, qui avait lu Copernic, et qui propose l'idée de l'infinité (espace infini). Provocateur qui se retrouve brûlé par l’Église en 1600. Ouvrage de Copernic interdit en 1616/ Galilée : procès en 1633. En plein XVIIe, quand la révolution scientifique s'est déjà développée.

Donc :
- Infini proposé par Bruno
- Méthode expérimentale de Galilée
- Kepler : astres bougent selon ellipse et non cercle
- Découvertes d'autres choses qui remettent en question le dogme chrétien (pour ça qu'elle essaie de bloquer cela).

Astronomie science du XVIe et XVIIe siècle. Tout cela soutenu par invention de la lunette d'observation, le télescope, perfectionné par Galilée et par Descartes. On reproche à Galilée d'avoir vulgarisé les idées de Copernic parce qu'il les traduit en italien. Grande évolution de la science optique.

Méthode scientifique en 5 points par Galilée :
- Essayer de prendre en compte la réalité dans son ensemble
- Expérimentation (depuis Roger Bacon) - il ne faut pas faire un essai, il faut réitérer et obtenir le même résultat par une nouvelle expérience dans les mêmes conditions
- Utilisation du langage mathématique (pour parler des découvertes)
- Naissance de la mesure (mesurer, donc créer des unités de mesures pour observer le phénomène)
- Refuser l'argument d'autorité (anti-scolastique)

Après lui, les scientifiques vont appliquer ces grands principes, et on va aboutir à Newton (fin XVIIe-début XVIIIe). Construction d'une méthode, son application puis découvertes.

André Vésale, médecine, Belge. Ambroise Paré en France. Harvey en Angleterre, [Linney?] va faire les classifications en botanique. Accélération dans les découvertes

Liste de victoire dans révolution scientifique - pdf
Résumé graphique humanistes-rationalistes-sensualistes :

Pointillés : scolastique, déclinante. Nouvelle façon de voir les choses : ligne, apogée. Sceptiques, puis empiristes (ceux qui se basent sur l'observation, la mesure). Montaigne, Descartes et Pascal : ont pour projet commun de prouver l'existence de dieu. Après, déclin à cause de supercheries comme physiognomonie, magnétisme, parasciences qui existent encore aujourd'hui. Madame de Staël aussi, théorie déterministe de la littérature (façon de pensée allemande, italienne, etc.) : début de sociologie mais supercherie car n'est pas appuyé sur des faits véritables. Ensuite philosophes des Lumières, ce qui commence avec Montesquieu, même s'il n'est pas encore considéré comme appartenant aux Lumières, puis Voltaire, Diderot, D'Alembert, Rousseau, etc. Français et Suisses. Brillants penseurs qui popularisent et vulgarisent la science. Pas des philosophes très profonds, comme Lessing ou Kant (fonde philosophie moderne, différent de Goethe, qui est plus comme nos français). Les philosophes des Lumières ne sont pas philosophes au sens moderne du terme. Avec les Lumières, nouvelle révolution naît, celle industrielle.


5.2.4. La réhabilitation des sensations par les Lumières

Au XVIIIe siècle, engouement populaire pour les sciences, plus de procès de sorcellerie, la science a sa place, soutient des sciences. La Lettre sur les aveugles de Diderot a été écrite pour une femme qui n'a pas pu assister à une opération chirurgicale en public (fréquent). Les Encyclopédistes et les philosophes des Lumières sont des gens à la mode qui évoluent dans les salons.

A ce moment, L'Encyclopédie, aussi L'histoire naturelle de Buffon, nomenclature chimique aussi. Tentative de classifier le savoir, quelque chose de vraiment nouveau, entreprise qui se retrouve dans plusieurs disciplines. Totaliser tout le savoir du moment dans des encyclopédies. Vulgarisation scientifique donc.

Question scientifique discutée au XVIIIe : pour voir réalité : œil émet des rayons qui rebondissent sur les objets ou bien reçoit des rayons émis par ceux-ci ou autre ? Science optique évolue. Trois points de vue :

Extrait :
1. Paul Valéry, « Introduction à la méthode de Léonard de Vinci ».(a donc imaginé que soleil fixe et que la lumière est une onde)
2. René Descartes, « Discours de la méthode » suivi de « La Dioptrique », dont extrait ici
- Illustration de Diderot -
3. D'Alembert, « Émission » dans l'Encyclopédie.

La lettre sur les aveugles de Diderot sort en 1749, année charnière justement :
- L'homme-Machine écrit en 1748 par un médecin français, Julien de La Métrie, qui a fort influencé Diderot. Sa théorie :
- le matérialisme : la réalité est une grande machine, le corps humain est une grande machine, et l'homme est le ressort principal de cette machine.
- le déisme : dieu est le « grand horloger » de cette machine.

Les inventions de l'époque façonnent notre façon de voir la réalité.

En 1749, arrestation massive des « mauvais esprits » (càd de tous ceux qui s'opposent aux pouvoirs politiques et religieux). Diderot sera emprisonné et écrira sa Lettre sur les aveugles. Rousseau vient le voir en prison (avant leur dispute, alors qu'il est encore étudiant), et sur le trajet de la prison, il découvre un concours ouvert par l'académie des sciences, il va y participer avec le Discours sur les sciences et les arts (1750), qui est sa première œuvre.

Premier prospectus de L'Encyclopédie en 1750, où on présente cette encyclopédie. L’Encyclopédie a été publiée par souscription, car couteux. On envoie un prospectus aux gens qui pourraient être intéressés, ils paient, on imprime et on leur envoie.

Image propagation Encyclopédie.

Tableau innéisme et sensualisme.

La lettre sur les aveugles se trouve entre deux façons de voir les sens : l'innéisme (Descartes) et le sensualisme. Innéisme : dès la naissance, notre esprit contient des idées vraies, avant même qu'il ne reçoive de sensation (matière), et ce sont les sensations et les dogmes (scolastique) qui nous les cachent. Au XVIIIe, on rentre dans le sensualisme : l'homme subit ses sensations, or ses sens déterminent ses perceptions, donc ses sens influencent sa morale et sa physique. La façon dont on voit les choses influence notre perception. Le bien et le mal, ainsi que la question de l'existence de dieu pourraient être influencés par la manière dont on perçoit les choses. Morale variable en fonction de la façon dont nos sens perçoivent les choses.

Contemporain de Diderot et de Rousseau, il y a Voltaire, qui écrit une anti-encyclopédie (contre l'encyclopédie), œuvre qui n'est pas sérieuse.

Extrait : Voltaire, Dictionnaire philosophique : sensation.

Idée sensualiste : on subit nos sensations.

Image d’œil pour Diderot + illustration planche encyclopédie+ extrait Diderot « Lettre sur les aveugles ».
NB : université de Chicago a mis en ligne L'Encyclopédie : http://encyclopedie.uchicafo.edu/

Opération de la cataracte. Première opération du genre au XVIIIe siècle.
Question : est-ce que l'aveugle a un sens moral différent du voyant. Ici : plus d'importance au vol, pas grand cas de la pudeur.

Extrait de Condillac, « Essai sur l'origine des connaissances humaines ».

Contre l'innéisme, il met tout sur les sensations, il faut aller avant l'idée et s'en remettre d'abord aux sensations.

Tableau qui résume ce qui a été dit (important, reprend le cours).

Enjeu : se battre contre les dogmes scolastiques, donc même si Descartes reprenait l'innéisme, il luttait quand même contre le dogme scolastique. Mais au XVIIIe siècle, on va plus loin et on remonte jusqu'à la sensation, non plus seulement en opposition avec la scolastique, mais aussi l'innéisme.

Citation de Diderot qui interroge un scientifique aveugle : Lettre sur les aveugles (Nicolas Saunderson).

Il remet en question la morale innée, qui ne serait donc pas dans les gênes pour nous. Mais en plus montre que perception différente donne morale différente.


Conclusion :

Extrait Dubois, « Un moment de civilisation »

Passage du Baroque au Classique. Fin du XVIIIe siècle : conclusion d'une évolution scientifique et culturelle qui va plus vers l'unité. Unification, centralisation et raison : grand principe de la France).
Le roman sentimental reprend ses droits à la fin du siècle. Diderot va attaquer la passion, Rousseau encore plus.
A travers tout ça va naître le romantisme.


6. Les Temps modernes en Occident - Littérature du XVIe siècle


6.1. Chronologie sommaire du XVIe siècle


6.1.1. Point sur les guerres d'Italie

Il ne faut pas connaître les dates mais elles permettent de comprendre la chronologie du reste.

A la fin du bas MA, la France a connu une grande crise financière. Ça a des conséquences sur la culture, parce qu'elle altère la production culturelle en France. Retard économique et culturel donc. Néanmoins, pays le plus peuplé d'Europe. Moteur de la Renaissance en Toscane et à Florence, mais pas à paris.

Au début du XVIe, les guerres s'estompent en France, elle peut se consacrer à autre chose, à la culture. La France a pu aller chercher des idées de Renaissance en Italie par ses guerres, France en contact avec le pays qu'elle essaie de conquérir. Ce qui l'intéresse, c'est surtout le royaume de Naples (disputé entre le roi de France et le roi d'Espagne).

Tout le rêve de conquête français va être de s'emparer du royaume de Naples, dans l'idée d'embêter les ducs de Bourgogne (qui ont l'Espagne, la Belgique, l'Allemagne, enserre la France, ennemi stratégique donc). D'abord Charles VIII qui conquiert le Sud puis le perd. Puis son successeur, Louis XII va vivre la même chose, et son successeur itou, François Ier (retenir). Il conquiert Naples à la bataille de Marignan, mais ça ne lui appartient que 10 ans parce qu'en 1525, il est fait prisonnier par son rival. Pour sa liberté, il devra renoncer définitivement à l'Italie, donc plus de guerres entre l'Espagne et la France. Guerre qui concerne surtout le royaume d'Aragon et celui de France, qui se solde par échec français qui pousse le roi de France à se consacrer à autre chose que la guerre. Quand il passe par la Toscane, il voit la Renaissance italienne et « ramène » Léonard de Vinci avec lui.

NB : Ces guerres touchent l'histoire de Tournai et de la Belgique.

A chaque fois que le roi de France va faire la guerre en Italie, il amène avec lui une cour qui se passionne pour l'Italie. Comme Philippe de Commynes, puis Joachim du Bellay, etc.

Extrait : Philippe de Commynes, « Mémoires sur Charles VIII et l'Italie ».

Extrait : Étienne de La Boétie, « Discours de la servitude volontaire ».

Défense de la république contre le despotisme.

Extrait : Joachim Du Bellay, « Les regrets » - Les Antiquités de Rome.

Il conseille à François Ier d'arrêter ses guerres et de s'inspirer de l'Italie.


6.1.2. L'empire de Charles Quint et la préhistoire belge

Voir arbre généalogique.

Il a tout le Sud de l'Amérique, sauf le Brésil. Il a toute l'Europe, sauf la France (parce qu'il va bientôt avoir l'Allemagne). Il a aussi une grosse influence sur le Pape. Prétention sur l'Allemagne, qui est une fédération de duchés indépendants qui élisent un représentant qui est empereur du Saint Empire Romain Germanique. D'un côté Charles Quint (qui veut réunir le nord et le sud de son territoire) et de l'autre François Ier (qui ne veut pas être enserré). Banquier qui soutient Charles Quint et qui va permettre à Charles Quint d'être élu à la tête de l'Allemagne (en promettant des bons qui seront valables uniquement si Charles Quint gagne, au lieu de simplement donner de l'argent).

Le règne de Charles Quint, une fois qu'il a arrêté de se battre contre François Ier, est pacifique et bénéfique. Le problème viendra de sa succession. Philippe II hérite d'une grosse partie, sauf l'Allemagne qui va à son frère. Philippe II aura de l'importance pour la futur Belgique. A son époque que Velásquez a peint et que Cervantès a écrit. Naissance de la grande culture espagnole, comme en France. D'un autre côté, c'est aussi un catholique intransigeant qui a soutenu la contre-réforme, attaque violente contre les protestants. Considéré comme un monarque éclairé pour les arts en Espagne, mais ça a été un despote sanguinaire qui a laissé de mauvais souvenirs dans le reste de l'empire. Inquisition violente, bûchers, etc. Seul monarque du monde à avoir appliqué ainsi l'Inquisition. Aussi conquête violente en Amérique du Sud avec conversions violentes menées par les Jésuites.

Souvenir en Belgique : unité au nord de la France à l'époque, qui appartenait à l'Espagne. Le nord de ces « Pays Bas » était protestant, et le sud (nous) était catholique. Donc enjeu pour Philippe II : empêcher le sud d'être contaminé par le nord. Très violent qui se solde par l'acte de La Haye qui a divisé les Pays-Bas en deux (ceux du Nord sont devenus les Provinces Unies, devenues indépendantes). Ça laisse un souvenir très négatif en Belgique, car il a mis la Belgique à feu et à sang. Charles de Coster en parle. Fondateur de la littérature francophone de Belgique (au XIXe, raconte la période de Philippe II).

Voir arbre généalogique.

Extrait : Charles de Coster, « La légende d'Ulenspiegel ».

6.1.3. Vers la monarchie absolue en France

Conséquence du MA. A la fin du XVIe siècle, on obtient enfin la France dans sa configuration actuelle. Le mouvement de conquête va s'accompagner d'un mouvement de centralisation. État unitaire avec centralisation à Paris. Conséquences sur la culture car on aura une seule langue, un seul état, un seul roi, qui aura des pouvoirs très importants que personne n'a eus avant lui.

Comment François Ier est passé de France ruinée à France centralisée et forte ?

Au Bas MA, on a vu émergence d'une classe, grande bourgeoisie, qui a commencé à avoir l'argent et à compter fort. Le roi va avoir l'intelligence de s'attacher les grands bourgeois et leur argent. Il peut donc faire des dépenses inconsidérées. En échange, les bourgeois lui demandent des lois qui soutiennent leur entreprise commerciale. Il endette le pays, mais c'est financé par des gens qui ont de l'argent.

Caractéristique de la cour du roi : beaucoup de nouveaux nobles, gens plutôt frustres, pas très érudits. Parvenus sans culture qui sont vulgaires. En réaction contre ça vont être créés des salons où les dames vont éduquer les nobles. Renouvellement de la cour autour du roi, des grands bourgeois qui sont vulgaires et qui ont eu l'intelligence de comprendre la mutation de la société, et à côté, salons qui vont venir éduquer ces gens riches. François Ier est érudit et a soutenu ses érudits. Mais un de ses successeurs est frustre, Henri IV. François Ier a eu l'idée de créer une culture française, il a protégé de grands écrivains comme Ronsard. Il a inauguré les châteaux de la Loire. Il a pour ambition de faire de la France un pays culturel. Il va soutenir l'imprimerie par exemple. Vrai moteur culturel et politique.

Dans la deuxième moitié du siècle, gros troubles, puis Henri IV. Il est plutôt frustre mais intelligent politiquement.

Carte


6.1.4. Les guerres de religion

Important sur tout le continent. (il ne faut pas tout retenir)

Chronologie.

Problème terminologique : on a eu tendance a confondre les humanistes et les protestants. Humaniste : veut avoir accès à des sources inédites et veut retraduire des choses mal traduites. Les humanistes, par goût pour l'érudition et le savoir, ont donc voulu retraduire des textes fondateurs. Comme Étienne de la Haye, Clément Marot.

Ils ne sont pas les seuls à faire ces démarches philologiques. Les protestants vont eux aussi retraduire la Bible, mais avec un autre but théologique en plus de vouloir revenir au texte pur. Du coup, à l'époque, il y a eu une confusion entre les humanistes et les protestants. Toute personne remettant en cause la Vulgate, traduction de Saint Jérôme en latin, ou décidant juste de retraduire le texte, en français ou en latin, va être assimilée aux protestants et subir des persécutions.

Dans les protestant, il faut citer Martin Luther qui, en 1517, placarde ses 95 thèses contre les indulgences (racheter pureté de sa conscience contre de l'argent) sur la porte du château de Wittemberg (faire des placards : geste pamphlétaire courant à l'époque, pour faire passer des idées). On considère donc 1517 comme la date inaugurant la réforme protestante. Son action est condamnée par le pape et par la Sorbonne, qui se déclare directement hostile aux protestants. La France, comme l'Espagne, prend le partie du Pape, ce qui n'est pas forcément le cas d'autres pays européens. François Ier, qui soutient les humanistes, se retrouve en porte à faux.

Il va créer le Collège de France sous l'impulsion de Guillaume Budé en 1530. Collège où on enseigne les trois langues : latin, grec et hébreu. Mais Etaples, un de ses protéger, publie sa traduction de la bible à l'étranger, en Hollande. Attire tous les regards vers François Ier et on lui demande de se positionner pour ou contre les protestants alors qu'il ne les a pas soutenus.

Extrait : Madame de Lafayette, « La Princesse de Clèves ».

Au même moment, en Angleterre, Henry VIII est roi (beaucoup d'épouses). Il fait savoir au Pape qu'il veut divorcer de sa femme parce qu'elle ne lui a pas donner d'héritiers mâles (mais surtout pour épouser Anne Boleyn). Le Pape refuse cette demande. En conséquence, Henry VIII fonde l’Église anglicane indépendante du Pape et qui existe toujours. Directement condamné par l’Église et considéré comme une hérésie, et comme du protestantisme (amalgame). Mais pas vrai protestantisme, car Calvin et Luther voulaient un retour à la lettre, alors qu'ici pas mêmes valeurs et pas même idéal théologique. Donc troisième mouvement, au même moment, dissident de l’Église catholique.

En France, toujours sous François Ier, qui doit se positionner pour ou contre les protestants. Doit donc se positionner aussi contre les humaniste. Il tolère une première répression des protestants. Affaire des placards : au moment où François Ier doit prendre sa décision, un protestant (mais vraiment un protestant?) a placardé les thèses protestantes partout, y compris jusqu'à la porte de la chambre du roi, qui se sent attaqué et accepte la répression. François Ier ne soutient plus aucun protestant. Mais les protestants ont un succès énorme en France. On dénombre 2000 communautés protestantes en France à l'époque. A cette époque-là, on appelle les protestants français les Huguenots. Obédiences différentes (calviniste, luthériennes, jansénistes, etc.) mais même nom.

Réaction française qui se positionne pour le catholicisme, comme l'Espagne. Décision prise par l’Église. Concile de Trente (1545-1563). Lors de ce concile, on lance au niveau international une contre-réforme. Qui passera notamment par l'institution de l'Inquisition. Pays qui l'appliquera de façon la plus virulente sera l'Espagne. Aussi à cette époque-là que va se fonder la compagnie de Jésus, les Jésuites, fondée en 1540 par Ignace de Loyola (Saint Ignace). Compagnie qui s'organise vraiment comme une armée qui dépend du Pape. Militaires dans la campagne de contre-réforme. Pas qu'une action négative, mais sont créés au départ pour contrer les protestants. Ils vont installer des confesseurs auprès des nobles pour qu'ils restent catholiques, mais aussi des enseignants auprès des enfants. Les Jésuites sont également des érudits qui étudient pour comprendre les arguments de leurs adversaires.

En France, le Concile de Trente et la prise de position de François Ier auront une conséquence sur le pouvoir. Rois suivants qui seront assassinés, époque troublée, époque des guerres de religion (1562-1598), délimitée par des grands massacres de protestants. Saint Barthélémy : 1572. Henry III et Henry IV assassinés par exemple.

Comme tous les descendants de François Ier ont été assassinés, il faut aller chercher un successeur. Ce sera Henri IV. Qui est protestant. Il accepte de se convertir au catholicisme. Promulgue un édit de tolérance, l'édit de Nantes. 1598 : fin des guerres de religion. Période de stabilité sous son règne. Tolérance des cultes. Mais ces guerres de religion ont affaibli la France d'un point de vue économique. Puis Henri IV assassiné, ce qui déstabilise encore une fois le pays. Stabilité ramenée par Henri IV donc. Et c'est sous son règne que vont se développer les salons.

Extrait : Charles Perrault, Contes

Moralité sur le salon de la Marquise de Rambouillet. Très grand succès. Endroit important pour les décisions en France du point de vue culturel et politique. En plus de lecture grivoise, il y a aussi une lecture en rapport avec les salons, à cause du mot « ruelle », nom de l'enfilade des pièces dans le salon de la Marquise.

Extrait : définitions de ruelle.

Fin des guerres de religion :
Édit de Nantes remis en question par la plupart des roi à cause de l'assassinat d'Henri IV. Aussi par les libertins, par les combats entre Jansénistes et Jésuites. Tout ça abouti à une révocation de l’Édit de Nantes en 1685 par Louis XIV, en fin de carrière. Date charnière en littérature parce que retour d'une certaine barbarie avant les Lumières.
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