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 Cours 5 - 21/11/11

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Sophie
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Date d'inscription : 16/10/2011

MessageSujet: Cours 5 - 21/11/11   Lun 28 Nov - 2:21

3.2. Cadre historique du bas MA

Période de déclin (objectivement parlant), deux siècles d'un certain obscurantisme du point de vue scientifique, religieux, etc. (mais pas littéraire). Période méconnue car peu étudiée, mais très complexe du point de vue historique.

Voir extrait de Michel ZINK dans pdf

XIIIe siècle : période où sont nées les villes (grand essor économique). Ça devient le centre socio-économique et industriel, qui concurrence les anciens centres économiques qu'étaient la cour ou les monastères. Et ça va supplanter ces deux anciens centres petit à petit. Les villes naissent parce que le contexte est favorable à cela mais aussi parce que les marchands itinérants ont besoin d'endroits où mettre leurs marchandises, et vont également stimuler le commerce de la ville (d'un côté, les commerçants vont dans les auberges, consomment, etc., de l'autre, les villageois achètent leurs marchandises). Ce qui fait que les commerçants vont se sédentariser, il y en aura beaucoup moins d'itinérants au XIVe siècle. Grandes villes : Gênes, Pise, Venise, Bruges.

Il faut que les bourgeois (càd les habitants des bourgs) s'achètent une liberté, qu'on appelle une franchise, ce afin de fonder une ville sur le terrain d'un seigneur. Toute personne qui vient habiter dans la ville pendant un an et un jour devient libre. Ça garantit la sécurité des biens qui circulent (car les villes sont fortifiées).

Ils ont aussi droit de justice (il y a un tribunal bourgeois, ils ne sont plus jugés par un seigneur pour ce qui est droit coutumier ou commercial). Ils peuvent en outre percevoir des taxes sur les denrées qui passent chez eux. En contre-partie, ils doivent payer une taxe permanente au seigneur qui habite la région. Seigneur qui assure leur protection en dehors de la ville. Le pouvoir militaire reste dans les mains des chevaliers (c'est rare qu'il y ait une milice dans la ville). Le droit militaire et la perception des taxes extérieures restent au seigneur. En outre, le seigneur perçoit chaque année une taxe en rapport à la franchise. Mais tout ce qui concerne la ville est géré par un échevinat.

Les bourgeois sont surtout des marchands ou des artisans, pas des paysans, la partie paysanne reste dépendante du seigneur. Ils vont pouvoir réglementer leurs activités. Système de compagnonnage (existe toujours) : système corporatiste qui limite l'accès au travail d'artisan aux ouvriers qui ont subi des étapes pour pouvoir être artisan (chef d’œuvre)(voir avant). Les bourgeois limitent ainsi la concurrence, le nombre de personnes qui peuvent ouvrir un atelier, un magasin dans leur ville. Le système de compagnonnage cadenasse le nombre de gens qui accèdent à l'emploi. C'est un système qui limite l'accès aux étrangers à la ville et qui bride aussi la créativité (reproduction de ce qui a été fait avant).

Début du XIVe siècle : grand malaise économique. D'abord changement climatique au début du XIVe siècle. Le climat devient plus humide, ce qui favorise les épidémies et les mauvaises récoltes. Nombreuses famines à travers l'Europe qui s'expliquent par ce problème.

Problème de la surpopulation paysanne aussi, qui a causé un première exode vers les villes. Manque de terres cultivables par rapport aux artisans (ce qui poussent les paysans à se reconvertir en artisans, ce qui a aidé l'essor des villes).

Problème également de l'inflation. La nouvelle fiscalité levée par les suzerains favorisant les monnaies « avilies », càd fabriquées avec moins de métaux précieux dedans. Ils n'ont pas pensé qu'à long terme, ça allait entraîner une inflation de la valeur de l'argent. Trop de personnes qui battaient la monnaie, et monnaie avec moins de matières précieuses donc. Ce problème s'est résolu par la faillite des banquiers italiens (première mondiale pour le monde occidental).

Il y a aussi des fléaux. Fléaux guerriers comme la Guerre de Cent Ans (1337-1453) : guerre de succession entre les Normands qui ont envahi l'Angleterre et le roi de France. En dehors de cette guerre, il y a les épidémies, surtout la grande peste noire : maladie nouvelle qui vient d'Orient, vient par le commerce (par un bateau génois). Elle bénéficiait du climat humide.

Conséquences de ce marasme économique et de ces fléaux ? Fin du système féodal. Le système va se centraliser dans les mains du roi (il n'y a plus seigneurs locaux qui font la loi). En outre, le statut du serf va disparaître, pour celui de métayer (plus de droit de vie ou de mort sur lui, peut disposer de ses biens, a un salaire). Un nouveau statut se crée : le statut de bourgeois (qui monte jusqu'à la Révolution française). On a également un essor des villes comme conséquence. Sans oublier une crise de l'église chrétienne : période des premières réformes qui mène à une laïcisation de la société (avant ça, le modèle catholique est très présent sur la pensée mais aussi la manière de gouverner). Les autorités urbaines ne vont plus être dépendantes des religieux. Il y a aussi une individualisation de la piété, on va voir apparaître ici les grands mystiques (avant, en communauté, là, foi personnelle). Ces mystiques sont très charismatiques et vont drainer des gens derrière eux.

Dès le XIIIe siècle, on observe une crise de la foi chrétienne. L'église avait déjà dû lutter contre les hérésies (doctrines qui se développent sans l'accord du pape et contraires aux dogmes de l'église - expl : l'église d'Angleterre). La première hérésie importante est l'hérésie des Cathares (dans le pays d'Oc). Hérésie qui a causé une réaction puissante et sanglante de la part de l'église catholique, la croisade des Albigeois (il y a une chanson de geste sur cette croisade). Croisade sanglante approuvée par le pape, importante en littérature parce qu'elle cause la disparition des troubadours (croisade qui a démoli beaucoup de villes, beaucoup de cours, et donc de centres culturelles. Croisade CONTRE les Albigeois donc, mais s'appelle croisade des Albigeois).

Au XIVe siècle, nouveau bouleversement à l'intérieur de l'église, à cause d'une plus en plus lourde fiscalité imposée par la Vatican (pourri par l'aristocratie romaine, entre autres). Installation du Pape à Avignon dans le but de l'isoler de Rome pour empêcher qu'il soit corrompu par cette ville. En 1378, la ville de Rome, en représailles, va nommer son propre pape. Il va falloir attendre la fin du grand schisme d'Occident pour avoir un seul pape à Rome. Le grand schisme d'Occident (1378-1417 - après le Concile de Constance) : quand une obédience se trouve divisée en plusieurs sous-obédiences, dans ce cas-ci : pape à Avignon et pape à Rome. (comprendre l'influence que ça a pu avoir sur la littérature)(ici:) Influence de plus en plus importante de l'individu (mysticisme, fait de vivre sa voie de façon personnel, et c'est à cause de la fragilité de l'institution que ça va apparaître) Au moment du grand schisme, un moine, Jean Hus, va créer l'église husite (exemple, pas à retenir). Enfin, un pape unique réintègre le Vatican, Martin V, qui a fondé l'université de Louvain.

Voir chronologie sommaire dans le pdf - pas à étudier

EXAMEN : resituer des courants littéraires ou des grands événements comme le grand schisme dans des périodes.


3.3. Contexte culturel du bas MA

3.3.1. Pensée : fin de l'allégorie

La ville se crée et concentre les force économique. Elle devient aussi un centre culturel qui concurrence les cour. Ecoles-cathédrales, écoles bourgeoises, universités dans les villes (Paris, Prague, etc.). Les universités naissent d'ailleurs parce que les villes existent. Les villes posent des problèmes à l'église car elles exaltent les professions d'argent, sans égard pour les miséreux. L'église va devoir prendre en charge les gens que ce système exclue. Les gens vont se mettre à pratiquer l'usure (prêt d'argent), alors qu'interdit par l'église. Idem pour les changeurs (monétaires), profession interdite mais nécessaire. Les changeurs vont aussi accorder des crédits, contraire au premier dogme de l'église.

Contre ça, l'église va créer des apostolats adaptés à cette réalité. Avant : centres urbains autour d'abbayes. Maintenant : éduquer des moines qui rentrent dans la ville et qui ramènent la religion là où il n'y en a plus. Nouvel ordre des frères prêcheurs et dominicains créé. Ils doivent prêcher et doivent aussi étudier. On trouvera parmi les Dominicains Saint Thomas d'Aquin (il a concilié l'idéal d'Aristote avec la foi chrétienne).

A côté des Dominicains, il y a les frères mineurs, qui suivent plutôt la pensée de Saint François d'Assise. Son idéal est de se détacher de tout bien terrestre pour vivre avec les pauvres et les malades. Pauvreté, suivent modèle du Christ, s'opposent aux Bénédictins (qui sont devenus très riches - monastères sont devenus des centres économiques très riches et corrompus). Les Dominicains s'opposent aussi aux Bénédictins. Exemple : Nom de la Rose : Guillaume de Baskerville est Dominicain, puis Franciscain.

Guillaume d'Ockham, grand savant franciscain (prédécesseur et inspirateur : Roger Bacon, qui avait envoyé au pape tout une série de points du dogme qui ne fonctionnaient pas si on les regardait avec la raison, ce qui aurait pu fragiliser l'église. Veut pouvoir concilier la religion et la foi). Guillaume d'Ockham remet en doute non seulement le platonisme du haut MA mais aussi l'aristotélicisme de son époque. Il met en doute toute la tradition scolastique et tout ce qu'on a fait avant lui. Dangereux, il va être excommunié et mourra pauvre de la peste. Il s'est d'abord opposé à Platon, comme d'autres de son époque.

Rappel de la doctrine de Platon : Idées indépendantes à nous mais accessibles dans un au-delà supérieur. But de nôtre existence : retrouver les Idées supérieures (exemple des Idées : une pomme rouge représente l'idée de la rougeur)(déjà critiqué du temps de Platon). Guillaume d'Ockham va dire qu'il n'existe pas de concept au-dessus de nous, que les concepts sont juste des choses inventées par les hommes et non une réalité qui préexiste à nous. Une idée, pour lui, n'est jamais qu'un nom mis sur une chose observée. Cette doctrine s'appelle le NOMINALISME. Rationnel et empirique. Crise du nominalisme ou querelle des universaux (universaux : idées : le Bien, le Beau, etc.). Le nominalisme attaque les universaux. Ça a des effets sur la recherche scientifique. Perception de la réalité différente.

Donc, quand on voit un objet, on n'en a pas une connaissance objective qui préexiste, mais tout est basé sur l'expérience et l'observation de la réalité. On tire l'identité de la réalité de ce qu'on observe. Le monde n'est pas logique, l'homme a inventé la logique et les raisonnements. Le monde n'est pas ordonnée et beau. Il faut exprimer le langage pour ce qu'il est : un outil. Invention de l'homme.

Le rasoir d'Ockham. Quand choix entre deux théories pour expliquer un phénomène, on choisit la plus simple, celle qui implique d'avoir moins de paramètres, de concept et de formules. Pour éviter d'être trop conceptuel.

Conséquences dans le domaine de la littérature

Haut MA : marqué par une façon de penser qu'on appelle l'allégorie (on utilise une image pour exprimer une idée abstraite)(voir illustration sur pdf). L'allégorie va disparaître.

Exemple d'allégorie : Le roman de la rose, ne fonctionne que sur le principe de l'allégorie.

Extrait d'Huzinga dans pdf, suivi d'extrait d'Umberto Eco, suivi d'extrait du Roman de la Rose.

Roman de la Rose : commencé vers 1230 par un premier auteur qui s'appelle Guillaume de Lorris et prolongé par Jean de Meun en 1270. Thème : sous la forme d'un songe allégorique, le narrateur va essayer de conquérir une rose, qui représente en fait une jeune fille. Voir illustration du roman sur pdf. Chacun des personnages qui dansent sont une allégorie (pitié, etc.). Pas histoire fictionnelle et classique, tout a des sens seconds, et on n'a plus l'habitude de chercher ces sens seconds-là. Rose = femme aimée. C'est un mode d'emploi pour aimer en fait, but didactique (dans veine des romans didactiques). Le problème, c'est que la partie de Lorris n'est pas finie. On ne sait pas trop où il voulait en venir. Pas d'unité, on ne comprend pas quelle est la fin de l'histoire. Jean de Meun en a profité pour écrire la fin de cette histoire. Comme il est déjà du Bas MA, il va prendre un ton parodique et va un peu se moquer de cette allégorie. Il propose une autre fin, il reconstruit une suite de roman qui change la donne.

Guillaume de Lorris était un poète courtois. On peut dire que dans son écriture, il est assez proche des poèmes printaniers des troubadours, c'est très lyrique. Il y a aussi le service d'amour que le chevalier courtois doit rendre à sa dame ici, il y a aussi les étapes de la conquête amoureuse, tout est très courtois. La miniature du pdf est tiré du manuscrit de Guillaume de Lorris.

Très difficile à lire à cause du procédé de l'allégorie. Mais repris par Ronsard dans ses poèmes. Repris aussi par les Précieux au XVIIe et repris par les Symbolistes (expl. : Bruges la Morte). Guillaume de Lorris voulait écrire un Art d'aimer (comme Ovide), du coup il tombe dans le didactique. Les personnages sont des sentiments ici (Honte, Jalousie, etc.).

Extrait des deux auteurs.

Jean de Meun, lui, veut que le livre soit appeler Le miroir des amoureux. Le miroir est une somme, une encyclopédie. Plus un art, mais un essai sur toute la connaissance de son époque.

Extrait d'Huzinga.

3.3.2. Sciences : mesures spatio-temporelles et imprimerie

Extrait Gimpel - XI-XII-XIIIe siècle ont créé une technologie qui a aidé à la révolution industrielle du XVIIIe, beaucoup plus que ce qu'on a découvert au XVIe. Pour lui, évolution dynamique au XIIIe suivi par une sorte de déclin par après. Inventions XIV-XVe : à part imprimerie, beaucoup d'inventions militaires (à part la caravelle et les caractères d'imprimerie mobiles). A côté, deux grandes voies quand même développées : la mesure de l'espace et du temps (horloge) et l'imprimerie (voir cours à ce sujet).

Peu de gens voyageaient, l'espace connu était très restreint pour les personnes normales, à part certains commerçants voyageant plus (voir mappemonde dans pdf). Connaissance très peu documentée au-delà de quelques kilomètres. Mais avec invention de la caravelle, image du monde va changer, on va ouvrir les routes commerciales jusqu'à l'Inde (avant : seulement croisades sur bassin méditerranéen, ou le livre de Marco Polo, Le livre des merveilles).

Extrait Pernoud + ligne du temps.

Autre grand changement : l'horlogerie. Progrès dans la mesure du temps (texte de Pernoud). Division du jour en 24 heures équinoxiales et non plus en 7 heures du jour de la vie monastique. En même temps, laïcisation de la société donc. Horloges publiques qui sonnent toutes les 24 heures vont apparaître, sur lesquelles se basent les églises.

Texte de Gimpel sur l'horloge de Paris.

XVe siècle (autour de 1450) : invention de l'imprimerie. Repose sur la technologie du caractère mobile (qui existait déjà au XIe en Chine, mais pas rentable car trop de caractères). Papier moins cher, technique industrialisée. Grande fiabilité, moins d'erreurs possibles entre une copie et l'autre. On parle de Gutenberg comme inventeur, mais beaucoup d'autres inventeurs d'Europe revendiquent cette invention. L'invention se répand très vite en France et en Italie, ainsi qu'aux Pays-Bas.

Entre 1451 et 1501, on ne parle pas de copies typographiques mais d'incunables.

3.3.3. Arts : trecento et quattrocento

Extrait Gombrich.

Trecento : pré-renaissance italienne. Quattrocento : renaissance. Influence naturaliste et influence des mécènes. On rompt au Bas MA avec le gothique international pour faire quelque chose de nouveau qui s'inspire de l'Antiquité. Se fait en Italie parce qu'argent, mécènes. Et il y a Rome, vestiges de l'Antiquité.

Peintre : Giotto. Peinture sur pdf. Scène biblique, mais pas Jésus, c'est Saint François d'Assise.

Représentation du corps véritable, plus des signes et des symboles. Personnages ont émotion, vêtements, âges, pilosités différentes. Individualisés et ancrés dans une époque. Visage de 3/4 ou même de profil (alors qu'avant de face).

Giotto, Masaccio, Jan Van Eyck, Botticelli, Dürer, etc.

Au quattrocento (1400), la représentation du corps progresse grâce à de nouvelles techniques du nu et à la peinture à l'huile. Thème mythologique et non biblique (Vénus de Botticelli) permet de représenter un nu. L'invention de peinture à l'huile (pigments naturels avec huile) permet de faire des effets de transparence.

Jan Van Eyck : actif dans les Pays-Bas méridionaux (càd ici), donc pas d'influence de l'Italie. Connu pour son retable de l'Agneau mystique. Il s'écarte de la tradition antique du corps idéalisé, représente des corps plus réels (tandis que chez Botticelli, la Vénus a des proportions idéalisées). Période de grandes inventions. Il pratique une peinture intuitive sans connaître la perspective.

Ces deux écoles ont vu les tableaux d'Ucello et de Giotto au siècle précédent et sont partis de la (Botticelli et Jan Van Eyck). Van Eyck va créer la tradition des primitifs flamands. Roger de la Pasture et Campin sont nés à Tournai.

Franchise dans la représentation d’Ève et d'Adam a choqué. Italiens : osent les nus en posture instable. (exemple : cheveux qui volent au vent, de plus, la Vénus de Botticelli ne peut pas tenir debout en « vrai »)(si on trace une droite perpendiculaire au sol à partir de son nombril, on peut le constater).

Les Italiens vont travailler la perspective alors que les Flamands non. Voir tableau d'Ucello.
(raccourci : technique de peinture : on représente un corps déformé pour suggérer profondeur dans tableau).
Si on regarde Arnolfini et sa femme de Van Eyck : plusieurs points de fuite différents, pas un seul point de fuite. Mais le tableau est tellement réaliste dans ses détails qu'on ne le remarque pas. Art du détail. Voir analyse de Panofsky.

A la fin du Haut MA, on voyait naître l'individu dans l'art, dans le Bas MA, il est au centre de l'art.


3.4. Le Moyen français


Pour le moyen français, toujours pas de fixation de l'orthographe et de la grammaire, donc variations selon région. Écriture phonétique à l'époque, plus facile à comprendre. Mais on ne va plus la comprendre de la même façon au 14e-15e siècles, on va la « corriger » différemment.

On sait que certaines lettres étaient « sautées » (on dit chval au lieu de cheval). On a vu des évolutions (eage > aage > âge). Grâce aux rimes, on arrive à savoir comment se prononçaient les mots.

A partir du Bas MA, les copistes vont faire une écriture plutôt écrite qu'orale (pour l’œil et plus l'oreille). Et ils vont donc corriger pas mal de choses. On écrit différemment des choses qui se prononcent de la même manière (sceau et seau). C'est à ce moment qu'on invente l'idée que la graphie est destinée à l’œil. Étymologies fantaisistes. Tous les copistes se sont mis à essayer de trouver des liens entre les mots et on a gardé beaucoup de ces fantaisies.

Le problème, c'est qu'au XVe siècle, on a adopté l'écriture gothique, plus difficile à lire, pas un progrès. Des lettres ont été introduites (s et f se ressemblent) et complique les choses. Écriture gothique qu'on a supprimer à la Renaissance mais qui a laissé des vestiges.

Nouveauté : on fixe l'ordre des mots. On s'éloigne de plus en plus du latin. Pas de grammaire mais les premiers glossaires (dictionnaires), latin-français (Avavus-alma).


3.5. Avènement des grands genres littéraires

Significatif du passage du Haut au Bas MA.

Mimesis : rappel : doctrine selon laquelle l'art doit imiter la nature. Voir définition pdf.
Tableau modèle d'Aristote. Dramatique (théâtre) - narratif (récit) - poétique (poésie).
Changement au Bas MA, on développe les genres poétiques et dramatiques, moins présents avant. Voir tableau pdf XIVe-XVIe siècles.

Naissance de trois grandes veines.


3.5.1. La prose narrative historiographique

Histoire contemporaine romancée. Sous l'influence de ces histoires romancées, on va se mettre à écrire des chroniques de France écrites en langue vulgaire (càd français). Pas fiable, le roi peut réviser ce qu'il veut dedans. Écriture en prose.

Spécialisation : but de documentation, ce qu'on appelle une chronique maintenant.

Exemple : source officieuse : XIIIe siècle : Journal d'un bourgeois de Paris.
Exemple : source officielle : deux grands auteurs : Jean Froissart et Philippe de Commynes.

Froissart : postérité importante, on s'est souvent basé sur ses textes les siècles précédents. Né à Valenciennes, est parti vivre à la cour du roi d'Angleterre. Il dépend de mécènes, particulier (droit de regard du mécène). Il va chercher des mécènes toute sa vie. Beaucoup de succès, il a influencé son suiveur, Philippe de Commynes.

Philippe de Commynes attaché au duc de Bourgogne. Philippe le Bon est son parrain, il est donc proche du pouvoir. Il déserte le camp des Bourguignon pour aller dans celui de Louis XI. La façon dont il écrit l'histoire change parce qu'il passe d'un adversaire à un autre. Au départ, il écrit pour un clerc, mais y prend goût. En plus d'histoire, essai de philosophie politique. Historien qui commente les faits. Réflexion morale qu'on n'aurait pas vu chez Froissart. Philippe de Commynes critique les actions, réfléchit sur ce qui aurait dû être fait, etc.

Extrait (livre 2 des Mémoires).

3.5.2. Naissance du théâtre


3.6. Difficultés posées par le MA aux documentalistes



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