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 Cours 10 - 23/01/12

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Sophie
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Date d'inscription : 16/10/2011

MessageSujet: Cours 10 - 23/01/12   Mer 25 Jan - 11:03

6.4. Cadre historique du XVIIe siècle

Siècle plus calme. Centralisation à Paris (à ce moment que ça s'installe). Lettres et Gens de lettres : termes qu'on invente ce siècle-là.

Début du XVIIe siècle avec Henri IV, protestant venant de Navarre qui arrive sur le trône car tous les autres ont été tués. Il se convertit au catholicisme. A retenir : Édit de Nantes qui accorde la liberté de culte en France (pour une période courte). Ça accorde aux protestants une légitimité très forte (les protestants vont ainsi pouvoir lever des armées). Conséquences des guerres de religion : édit de Nantes mais également endettement du pays suite à ces guerres de religion mais aussi aux guerres fratricides pour le pouvoir. En France : 20 000 000 d'habitants alors qu'en Espagne et Italie : entre 5 et 7 000 000 d'habitants. Problèmes de disettes et de famines.

En 1610, les Français sont sidérés de voir leur roi, Henri IV, assassiné. Ça amène une longue période de succession. Période de régence : Louis XIII, très jeune, dont on retient le règne grâce à Richelieu, qui arrive à rétablir les choses après une période de relâchement des mœurs (qui a permis une période de création en poésie - Baroque). Après Louis XIII, à nouveau une régence, avec les mêmes problèmes. Puis enfin Louis XIV, monarque absolu de droit divin.

Le XVIe siècle était le siècle de l'Espagne (Charles Quint avait battu François Ier sur tous les points). La fin du siècle est marquée par la parution de Don Quichotte, roman dans lequel on montre le déclin des valeurs espagnoles. Début du XVIIe : hispanisation de la cours française (comme il y avait eu une italianisation de la cour française au début du XVIe)(on va alors se battre contre l'influence de la culture espagnole à la cour). Il y a plusieurs reines espagnoles au début du siècle. Grande influence sur la religion aussi (Jésuite au XVIe siècle : fondés par un espagnol). Il y a aussi l'esprit de cour qui vient d'Espagne. La Préciosité, par exemple, s'inspire de l'Espagne (L'homme de cour de Gracian, ou similaire).

Période troublée avant que Louis XIII n'arrive sur le trône donc. Personnage secondaire dans l'histoire, mais soutenu donc par Richelieu, qui installe beaucoup de choses et qui prépare le règne de Louis XIV (et installe Mazarin pour Louis XIV). Il a inventé la maxime que « La raison d’État l'emporte et la volonté du roi est souveraine ». Il se heurte très fort aux protestants (comme il est cardinal, c'est normal). Les protestants deviennent dangereux parce qu'ils ont des armées dans plusieurs villes en France, Richelieu doit donc se battre contre eux, siège de la Rochelle. Début d'un retour des guerres de religion en France. Richelieu est aussi celui qui a détruit les châteaux féodaux, les nobles doivent être des gens de cour.

D'un point de vue financier : Richelieu trouve une solution pour éponger les dettes, avec des impôts mais aussi avec le système des offices. Plus ou moins un système des privilèges, mais institutionnalisé : il faut acheter les charges administratives, peut importe son diplôme. Commerce des fonctions dans l'administration du roi. 2/3 du budget du roi est financé par les impôts et les offices. Pernicieux parce que des gens incompétents se retrouvent à des charges très élevées. Une des causes de la Révolution française d'ailleurs, de lutter contre cette corruption. La France ne va pas viser le commerce vers l'extérieur à l'époque. Par contre, conquêtes pas militaires mais pour des questions d'héritage.

Période de régence troublée avec les frondes (ne pas retenir), puis Louis XIV arrive sur le trône et instaure son système monarchique. Il installe la monarchie absolue de droit divin, il met en application les principes de Richelieu. Roi au-dessus de tout. Reçoit son pouvoir par un sacre à Reims. En concurrence avec le pape.

Le roi était connu pour son côté artistique (voir Le Roi danse), mais aussi pour son orgueil et pour son esprit médiocre. Roi qui vivait pour son rôle de roi. Il a été un peu libertin dans ses mœurs au début de sa vie. Il s'est ensuite consacré au pouvoir. Puis période rigoureuse à la fin de sa vie, où il s'est attaqué aux jansénistes et aux protestants de façon violente. On dit souvent que la période classique se termine en 1685 alors que son règne se termine en 1715, à cause de ce côté rétrograde. Destruction de l'Abbaye de Port Royal, mais aussi révocation de l’Édit de Nantes, en 1685. Les protestants doivent fuir le pays (et ne se reconvertissent pas comme le roi le souhaitait), ils émigrent dans les Provinces Unies (actuels Pays-Bas) où liberté de culte.

Du point de vue sociologique, si on rentre dans la structure de l'état, dans les classes qui écrivent : une classe commence à monter, les grands bourgeois. Louis XIV pousse les nobles à perdre leur place féodale, à s'endetter et à adopter une vie de plus en plus oisive. Un des idéaux des nobles sera de dépenser leur argent le plus rapidement possible et à vivre dans l'opulence. Il va les endetter et les ruiner, puis les amener à sa cour pour les rendre dépendants de lui. Les grands bourgeois vont monter, vont racheter les offices (qui revenaient aux nobles) et vont prendre place dans l'administration.

Trois règnes importants donc :
- Henri IV : règne court, tolérant, qui se termine dans le sang
- deux période de régence avec Louis XIII au milieu : relâchement
- pendant règne de Louis XIII et surtout Louis XIV : prise en main totale du roi sur la production littéraire.

Sous Louis XIV, un équivalent à Richelieu : Colbert. Pas homme d'église mais s'occupe de la politique économique (et militaire) de Louis XIV. « Folie des offices », conséquence de la politique de Richelieu poussée à l'extrême par Colbert. État corrompu et charges occupées par des incompétents. Par contre, cela est bénéfique pour la littérature, car les riches dépensent sans compter pour l'art, grande époque de mécénat, qui permet de l'émergence de cette littérature.

Le Classicisme, c'est très court : 1661-1685, c'est tout à fait lié à la personne de Louis XIV à une époque de sa vie (dire que c'est le siècle classique est donc une exagération). Le Classicisme a arrêté d'évoluer parce qu'il ne l'a plus soutenu. Lutte contre le Baroque espagnol, ailleurs on reste baroque d'ailleurs, Classicisme uniquement en France. On trouve d'ailleurs encore beaucoup de traits baroques dans le Classicisme. Louis XIV promeut un idéal qu'il n'applique d'ailleurs pas lui-même à 100%. C'est donc en fait un siècle tout à fait baroque avec un intermède classique qui amène la littérature très loin mais qui ne peut pas résumer le siècle.


6.5. Langue : Du Classicisme comme Purisme linguistique


Rappel : Comparaison sonnet de Ronsard et sonnet de Boileau faite avant. Évolution de la poésie lyrique assez désastreuse. A force de règle, on finit par perdre toute la tradition lyrique du MA qui ne reviendra qu'avec le Romantisme.

Grâce au XVIe, le français est devenu une langue poétique mais aussi scientifiques. Tous les concepts sont traduits en français, la forme de la langue est fixée. Grammaires, dictionnaires, arts poétiques (c'est nouveau). Différence : créativité lexicologique dans le groupe de la Pléiade. Idée humaniste de la langue française qui se perd au XVIIe : on essaie de limiter le nombre de mots qu'on invente, faire un dictionnaire où on limite ça et refuser les choses trop extravagantes et créatives. On norme la langue française, purisme linguistique (on tend vers une langue « pure »). Pureté de la langue.

La personne qui symbolise cette pureté de la langue, c'est François de Malherbe. Il a aussi fait de la poésie, mais on le retient pour son travail sur la langue. Il a cherché pendant très longtemps à chercher une protection pour écrire. Frustration littéraire. Il n'est présenté à la cour qu'à l'âge de 50 ans. Il peut enfin se consacrer à la poésie, poésie officielle ici (écrit sur commande, sert le roi car il est prêt à tout pour devenir un poète). Il impose une réforme de la langue, la réforme classique. Ça va être le poète officiel d'Henri IV. Il récuse les poètes du MA mais aussi de la Renaissance. C'est à cause de lui que les poètes de la Renaissance vont tomber dans l'oubli jusqu'à ce que les Romantiques les redécouvrent. Lui qui instaure le principe de la clarté. On retient de lui son influence sur la langue, sa poésie devient trop scolaire.

Au même moment, plus à la cour du roi, mais dans un salon qui prend de l'importance, le salon de la Marquise de Rambouillet. Marquise qui se plaint du manque de finesse de la cour d'Henri IV (pas très raffiné). Important, car devient un moteur littéraire. Dans ce salon se rencontre des gens de premier rang du point de vue politique (comme Richelieu), mais aussi Malherbe, des grammairiens (comme Vaugelas, qui a inventé la notion de bon usage), et beaucoup d'écrivains (Corneille, Madame de La Fayette, Madame de Sévigné). Les grands écrivains vont y lire leur œuvre avant de la rendre publique, car permet d'avoir du succès, d'être reconnu, d'avoir le privilège (lettre) pour pouvoir être publié aussi.

Ce monde littéraire a vite été appelé le monde des Précieuses. Ce sont des dames (après des Précieux) du grand monde qui refusent la vulgarité et qui défendent la pureté du langage, des mœurs. Au départ, féministe. Puis vient le nom masculin qui se rajoute. Grande vogue, même dictionnaire des Précieuses. Puis parodie rapidement, Les Précieuses ridicules de Molière. Les Précieuses ridicules, ce sont des bourgeoises qui essayent d'imiter des nobles. L'esprit précieux est quelque chose de cyclique, même phénomène que l'on peut observer dans la courtoisie (aussi ras-le-bol et besoin de raffinement). Pas nouveau et pas spécifique à la France.

La seule chose qu'on retient des progrès des Précieuses, c'est le côté langagier, elles imaginent une nouvelle langue très imagée. Métaphores comme « la jeunesse des vieillards » pour la perruque, le conseiller des grâces pour le miroir. Reste : avoir l'intelligence épaisse, perdre son sérieux, laisser mourir la conversation, etc. Elles vont brutalement disparaître autour de Madame de La Fayette et du Classicisme. La préciosité, c'est baroque.

Le français du XVIIe siècle, c'est du français moderne, à part pour quelques problèmes de lexique.

Moyen mnémotechnique pour retenir les auteurs : « La Corneille perchée sur la Racine de La Bruyère Boileau de La Fontaine « Molière ». »

Molière ne veut pas se moquer des Précieuses, il veut faire l'apologie de la cour, et des Précieuses, mais avec une distance humoristique. Il veut faire la critique des bourgeois qui imitent les Précieuses. Attention, ne pas confondre la Préciosité avec les Libertins. Ils prônent la galanterie mais pas le libéralisme galant aristocratique. La Préciosité est un courant qui n'est pas anticonformiste. Préface de Molière qui explique que les bourgeoises ici essaient de singer le mariage d'amour inventé par les Précieuses. Préface importante du point de vue de l'édition. Il a fait jouer sa pièce au théâtre de Bourbon. Sa pièce a été imprimée à son insu par les comédiens qui ont eu la permission royale de le faire. Son protecteur, le roi, lui a donc fait un sale coup. Il explique donc que c'est bien dans le but de renforcer la Préciosité et non de s'en moquer.

Extrait : Préface des Précieuses Ridicules de Molière.+ long extrait de la pièce, scène III-scène IV

Attention : l'art de la discussion est une des caractéristiques importantes de la Préciosité. Pouvoir discuter de tous les sujets.

Une personne qui a marqué les grandes règles classiques, c'est Nicolas Boileau. Son œuvre la plus importante est son Art poétique, càd la liste des règles à respecter quand on veut être un bon poète, un bon écrivain donc aussi. Équivalent de la Pléiade (Défense de la langue française). D'après lui, un créateur classique doit se plier au roi puis au règles. Trois principes qui s'opposent au Baroque :
- 1. L'écrivain doit toujours respecter la raison. De là découle que toutes les œuvres que l'on fait doivent être vraisemblables.
- 2. L'écrivain doit se conformer à la nature et éviter tout ce qui est extra-ordinaire ou invraisemblable.
- 3. Son sujet doit être une vérité raisonnable (il ne peut pas choisir librement le sujet qu'il va traiter, il va devoir prendre une vérité historique ou mythologique, quelque chose qu'on connaît déjà - tragédie - ou doit peindre son univers dans le monde connu des gens - comédie -, pour que ça puisse être accepté par les contemporains).

Extrait : Boileau, Art poétique « Quelque sujet... » = premier grand principe.+ « Durant les premiers... » + « ce que l'on né de la dernière pluieçoit... » + un autre

« La rime doit être l'esclave de la raison » = ce qui explique le déclin de la poésie.

Système d'offices pour la vie administrative en France donc. Beaucoup d'écrivains se sont financés comme ça. Ce système-là s'applique aussi à la littérature. Sorte de mécénat d'état. Comme Lully, Molière (directeur de la troupe du roi), Racine (historiographe du roi), Vauban (architecte qui fait aussi des mémoires de la politique), Lebrun (peintre), Lenotre (jardin royal). La plupart des artistes classiques connus sont financés par le roi. Tout se passe directement chez le roi de France. A cause de ça, les écrivains se concentrent à Paris (les éditeurs aussi depuis le XVIe siècle). Ces écrivains ont pour la plupart reçu une formation scolaire poussée. On voit des familles entières qui vont devenir littéraires. Exemple : les Arnauld, les Corneille.

Époque où naît la notion de littérature (les lettres) et d'écrivains (les gens de lettres). Profession reconnue, ils vivent de leur plume. Certains nobles utilisent encore la littérature comme un passe-temps et refusent d'être payés. Existe encore mais minoritaire. Comme La Rochefoucauld, Madame de La Fayette.

Au même moment, on voit aussi naître une avant-garde timide (la première) : les libertins et les jansénistes. Gens marginaux interdits par le régime qui ont des idées déviantes et anticonformistes. Cette avant-garde refuse d'être payé pour l'art, elle revendique la gratuité de l'art, elle travaille pour l'art, veut aussi être libre, ne pas être inféodé par un mécène.

Comment est-ce que cela se finance ? Petit à petit, les droits d'auteurs arrivent (parfois les éditeurs achètent le manuscrit à un auteur avant de demander le privilège). Il y a surtout les bénéfices d'une charge (comme Racine qui devient historiographe du roi), avec salaire de l'état donc. Puis existe toujours le système moyenâgeux du mécénat. Deux grandes voies de profit : soit succès publique (le plus rapide : 5 ans pour Racine, 7 pour Corneille), soit une carrière institutionnelle (souvent long, au moins 15 ans, on doit obtenir un office qu'on achète en économisant ou qu'on reçoit si on arrive à plaire au roi). Toujours troisième voie du mécénat, mais pas la principale. Les écrivains qui ont réussi ont trimé pendant 5, voire 15 ans avant de pouvoir vivre de leur métier. Parmi les charges, il y a aussi les académiciens, qui touchaient des rentes à l'époque.

Librairie avant l'académie française : avant : seulement publié à la Rue Saint Jacques à Paris, ouvrages pas chers et conformistes. Maintenant, grande demande à cause des Précieuses pour des nouveautés dans leur goût, qu'on ne trouve pas dans les librairies universitaires. Marché qui s'ouvre et saisi par les librairies du Palais royal, où l'on va vendre des œuvres au goût du jour (vendent sur des tréteaux qui se déplacent). Nouveau circuit de livre récent, clientèle plus riche aussi. Le personnage principal de l'édition reste le marchant libraire, qui fait tout. Rares cas d'imprimeurs seuls (comme Plantyn à Anvers, qui existe encore).

L'Académie française 
Associée à Louis XIII, mais c'est surtout Richelieu. Il prend le salon de la Marquise de Rambouillet, et un autre salon qui s'appelait la Maison Conrart, deux salons importants, contre-pouvoir dangereux pour le roi de France. Richelieu les prends et en fait une institution d’État. Il les fusionne et met en place l'Académie française, institution importante pour la langue. La fonde en 1635 et en fait un organe officiel du pouvoir royal. On y trouve également des savants (encore maintenant : Micel Serres, Claude Levy-Strauss), des avocats (Jean-Louis [Brodin] maintenant), des médecins (Jean-Christophe Ruffin), des politiciens (Valérie Giscard d'Estaing) voire des militaires (le maréchal Pétain).

But de l'institution : politique : officialiser le prestige du français en l'appliquant à toute l'Europe, faire du français la langue européenne (expl : de nos jours : on ne peut modifier l'orthographe en Belgique sans l'accord de l'Académie française, qui a donc un grand pouvoir sur le français partout). Ils ont réussi, le français est devenu la langue de l'Europe, parlé même jusqu'en Russie.

Ils avaient 4 buts au départ :
- ils voulaient réaliser une grammaire. Elle a été réalisée en 1932, et a été dépassée tout de suite. Ceux qui travaillent sur la grammaire sortent leur propre grammaire à côté. Celle de Vaugelas, académicien, est devenue la référence. Remarques sur la langue française : où il imagine la norme du bon usage (nom repris par Grévisse en 1936). Principe : l'usage n'est pas l'écrit mais la conversation, l'oral d'une élite. Démarche élitiste donc. A l'inverse, Antoine Arnauld, janséniste, s'associe avec Claude Lancelot. Ils vont faire une grammaire de Port Royal. Grammaire cartésienne qui vaut pour toutes les langues du monde. N'utilise pas l'usage de l'élite mais la raison comme principe. Ils viennent concurrencer le projet de l'Académie.
- faire une rhétorique. Abandonné dès le début
- faire une poétique. Idem.
- faire un dictionnaire. Seul projet vraiment réalisé, ça a été une référence pendant longtemps, mais plus depuis un siècle. Référence à consulter pour texte du XVIIe ou XVIIIe siècle. Entreprise nouvelle au départ. Première édition en 1694. En deux volumes parce qu'ils avaient prévu de faire un dictionnaire des arts et des sciences (annonce l'Encyclopédie). Avancée qui a des limites : on va limiter le vocabulaire à ce qu'il y a dedans, qui est la norme. Limitatif. De plus, dans la première édition, au lieu de citer des citations d'écrivains, ils inventaient des citations. Dès seconde édition, deux nouveautés : système alphabétique et vraies citations d'écrivains. Comme pour la grammaire, concurrent qui en sortent : Richelet, mais surtout Antoine Furetière, LA référence.

Extrait plus loin : Dictionnaire : « Littérature ».
Extrait dictionnaire Richelet et Furetière : « Littérature ». (tendance janséniste, cite Arnau(l)d)

C'est aussi au XVIIe siècle que naît la presse, avec une première publication périodique : Le Mercure français. Organe du pouvoir royal, institué par Richelieu, avec Théophraste Renaudot. Journal d'information politique à destination des salons contrôlé par Richelieu. A côté, par imitation vont naître des journaux avec des tons moins officiels, les gazettes (plus pamphlétaire et plus sous le manteau). Puis on verra aussi naître les journaux de vulgarisation, comme Le journal des savants.

Extrait : frontispice de dictionnaire avec Louis XIV.


6.6. Histoire de la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles


6.6.1. La codifications du théâtre classique

Pierre Corneille : il a vécu pendant tout le XVIIe siècle. Il a d'abord fait une formation de juriste, mais n'a plaidé qu'une fois car il était timide. Mais grâce à ses études de droit, il connaît les techniques de plaidoirie. Grâce à ses parents bourgeois, il a pu acheter un office, à Rouen. Sa carrière littéraire est financée comme ça. Il arrive très tôt à Paris. Il est proche de Richelieu. Il commence par des comédies baroques. Alors qu'il n'a que 30 ans, il passe à la tragédie, d'abord avec Médée, puis avec Le Cid. Triomphe phénoménal qui en fait l'auteur le plus jouet du XVIIe siècle. Le Cid encore un peu baroque, puis va de plus en plus vers le classique. Éclipsé en fin de carrière par Jean Racine.

Au début de sa carrière, il est donc plutôt un baroque. Dramaturge baroque important du XVIe : Calderón, en Espagne. Son œuvre la plus connue est La vie est un songe. En Angleterre, le baroque important, c'est Shakespeare. Conception baroque du théâtre :

Extrait Calderón : La vie est un songe.
Extrait Starobinski : Montaigne en mouvement (2) (il dit que c'était déjà présent chez Montaigne)(ici : il y a une théâtralité dans l'attitude des gens, les gens interprètent un rôle mais ne sont jamais eux-même).

Corneille arrive avec cette conception baroque du théâtre. Quand il arrive à Paris, il est soutenu par Richelieu, ce qui lui ouvre la porte du théâtre principal de Paris. Au début du siècle : anarchie dans le monde du théâtre, on laissait faire, fait de troupes nomades qui passaient dans les foires et qui jouaient des farces du MA. Il existe aussi des troupes de campagnes itinérantes qui font leur saison de village en village pendant l'été (morte saison théâtrale). Puis demande du public noble pour des pièces de théâtre dans de bonnes conditions (avec Shakespeare, Calderón). Une première troupe se crée, l'Hôtel de Bourgogne, qui fait des farces avant de se spécialiser dans des tragédies. Assentiment de Louis XIII, première troupe royale. Va un peu dégénérer (connue pour sa déclamation emphatique). Quasi la même année naît la troupe rivale, le Théâtre du Marais, là où va travailler Corneille au début. Spécialistes de la farce, puis quand tombe en désuétudes, va se spécialiser dans les pièces machines. Ensuite une troupe apparaît, en réaction contre les deux autres, qui est la troupe de Molière. Molière ne peut se produire à Paris quand il y arrive à cause du monopole de ces deux troupes. Comme il veut faire de la comédie, il n'arrive pas à se faire représenter par ces deux troupes. Il ne peut se produire à Paris et fait ses premières armes en campagne. Il revient à Paris avec un savoir-faire important et arrive à obtenir l'appui du prince de Conti. Il va devenir, à la place de l'Hôtel de Bourgogne, la troupe royale. Il va suivre le roi à chacun de ses déplacements. La Troupe de Molière (qui s'appelait L’Illustre Théâtre quand en campagne). Quand Molière décède, la troupe périclite. L’Hôtel de Bourgogne périclite aussi (et avait fusionné avec Marais). Grand rassemblement des trois alors, qui devient la Comédie-Française (théâtre physique avec comédiens triés sur le volet). Institution aussi importante que l'Académie français, LA référence du théâtre.

Au même moment, Louis XIV accepte que l'opéra italien soit pratiqué en France. Et en 1669, il accepte de faire des opéras en France, il veut prendre ça en main et fonde l'Académie royale de musique. Collaborations.

Un théâtre échappe à tout ça : le théâtre italien. Il fait concurrence à tout ça. Les acteurs italiens jouent dans la tradition de la Commedia dell'Arte, qui a influencé Molière.

Lecture de Médée par Corneille.
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